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Fonction Publique : Affaire trois syndicalistes déférés à la MACA, ce qui se passe


La COSYFOPMA ou Coordination des Syndicats de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration a observé un arrêt de travail.

Cette grève qui s’est soldée par un échec cuisant a vu trois des meneurs écroués à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) et devront répondre dessacres de voie de fait et de séquestration à l’endroit de leurs collègues qui ne se sentaient pas concernés par ce mouvement d’humeur.

Face à cet étau judiciaire qui se resserre autour des initiateurs de cette grève, le premier responsable de la COSYFOPMA continue de distiller dans l’opinion de fausses informations visant à dédouaner son syndicat et à perturber le bon fonctionnement du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration.

Face à de telles insinuations mensongères et calomnieuses, le Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration tient à éclairer les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que l’opinion nationale.

D’abord, de l’illégalité de la grève 

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En effet, si la grève est un droit reconnu aux travailleurs, les conditions, modalités et procédures de son exécution sont encadrées par la loi N°92-571 du 11 septembre 1992 qui stipule en ses articles 1 à 6 que :

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– Les différends collectifs qui pourraient naître entre le personnel et l’organisme font l’objet d’une tentative de conciliation entre l’organisme employeur et les agents en liaison avec les services compétents du Ministère de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration.

– Si aucune solution n’est trouvée, le Ministre technique et le Ministre de la Fonction Publique sont saisis du différend par les parties en conflit.

– En cas d’échec, le litige est porté devant le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

– Si malgré l’intervention du Chef du Gouvernement, les parties n’ont pu être conciliées et que le personnel veut faire usage de son droit de grève, la cessation collective du travail doit être précédée d’un préavis déposé six jours ouvrables avant le début de la grève.

– Il est donné récépissé du dépôt du préavis par le Ministre de la Fonction Publique. Cependant, le préavis ne fait pas obstacle à la poursuite des négociations en vue du règlement du conflit.

– L’inobservation des dispositions de la présente loi entraîne l’application des sanctions prévues par le Statut Général de la Fonction Publique et par le code du travail.

En l’espèce, au regard de ce texte, la grève de la COSYFOPMA est illégale. Et même jusqu’à son déclenchement, le 09 mars dernier, le bureau, invité à la table des discussions, le même jour avec les trois autres syndicats du personnel, ne s’est pas présenté.

Cette rencontre, présidée par le Directeur de Cabinet Adjoint de Madame le Ministre, a été l’occasion pour le SYNAFOPCI, le SAPCI et le SYNCHAUCI de se désolidariser de la grève et de s’inscrire dans la logique du dialogue et de la discussion que leur Ministre de tutelle a instauré avec l’ensemble des organisations, plateformes et faitières de syndicats du secteur public, dès sa prise de fonction.

Ensuite, de la planification d’actes de sabotage et de voies de fait

Les membres du bureau de la COSYFOPMA, en vue de la réussite de leur mouvement, ont clairement indiqué vouloir s’attaquer au fonctionnement du Système Intégré de Gestion des fonctionnaires et agents de l’Etat (SIGFAE) qui est une application numérique qui permet à l’Etat de gérer la carrière deplus de 250.000 personnels de l’Administration Publique Ivoirienne.

De telles projections qui sonnent comme une volonté de saboter l’action du Gouvernement et de créer ainside graves troubles sécuritaires qu’entraînerait l’arrêt du fonctionnement du SIGFAE sortent du cadre purement syndical.

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En outre, de la commission d’actes de violence 

Des agents qui ne se sentaient nullement concernés par cette grève ont été molestés, séquestrés et violemment pris à partie par les membres de ce syndicat. Ces actes de violence ont abouti à l’arrestation de huit personnes dont trois sont écrouées à la MACA.

En tout état de cause, Madame le Ministre de la Fonction Publique et de la Modernisation de l’Administration réaffirme son engagement et sa disponibilité au dialogue et à la discussion avec les syndicats qu’elle considère comme des partenaires essentiels de l’Administration.

Elle félicite les fonctionnaires et agents qui se sont mobilisés pour assurer le service public, refusant ainsi de faire le lit de la violence et de la défiance à l’autorité.

Les rencontres programmées se poursuivent, sous sa direction, avec les principales faitières et organisations syndicales, en vue de la prise en compte des nouvelles revendications et de la préparation des prochaines discussions avec le Gouvernement.

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Madame le Ministre invite enfin les organisations syndicales sectorielles, à poursuivre le dialogue avec leurs Ministres de tutelle.

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