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Faits & Divers

Mort d’une élue du Tarn, probablement tuée par ses chiens : qui était Sandra Vicente ?

Ce mardi 26 janvier, Sandra Vicente, 38 ans, a été retrouvée morte à son domicile, dans la commune de Fayssac dans le Tarn. Celle-ci avait un engagement politique très marqué à Sénouillac où elle était adjointe au maire. Celle-ci souffrait d’une maladie qui l’obligeait à se déplacer en fauteuil roulant. Ses proches décrivent une “battante”.

“Je voulais m’investir pour mon village cher à mon cœur”. C’est en ces mots que Sandra Vicente, 38 ans, décrivait son engagement sur la scène politique de Sénouillac (Tarn) lors des dernières élections municipales en 2020. La maire adjointe du village tarnais a été retrouvée morte par son compagnon à son domicile, situé à Fayssac, mardi 26 janvier. Son corps était maculé de “morsures de chiens”, selon le vice-procureur de la République Frédéric Cousin.

  • Son engagement sur la scène politique

Le drame a ébranlé le village de Sénouillac et pour cause : Sandra Vicente était connue pour son engagement politique sur place depuis 2014. Adjointe au maire en charge des services à la population (affaires scolaires, jeunesse, culture) depuis 6 ans, elle avait vu sa mission reconduite lors des dernières élections municipales du village tarnais, la trentenaire faisant partie de la liste du maire actuel Bernard Ferret.

Cet engagement, elle l’expliquait entre autres par son attachement à Sénouillac, d’où sa famille réside “depuis plusieurs générations”. L’adjointe au maire portait également la casquette de déléguée communautaire suppléante à la communauté d’agglomération Gaillac-Graulhet.

Outre son engagement politique, Sandra Vicente était également connue comme employée de banque au Crédit Agricole d’Albi : “Après un premier mandat, j’ai souhaité poursuivre cet investissement et mes actions aux services des administrés en parallèle de mon travail au Crédit Agricole”, expliquait-elle lors des dernières élections municipales.

  • Un “caractère de battante”

Sandra Vicente souffrait d’une maladie dite évolutive qui l’obligeait à se déplacer en fauteuil roulant. Plusieurs membres de sa famille sont également touchés par cette affection. “C’est injuste, le sort s’acharne sur elle et sa famille, a réagi avec émotion Bernard Ferret, maire de Sénouillac ce mercredi 27 janvier auprès de La Dépêche. Sa maman et son frère sont également touchés par cette maladie.”

“Elle vivait avec mais n’en parlait jamais. Elle avait cette force”, se souvient Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn, qui a connu Sandra Vicente lors de son parcours d’embauche au Crédit Agricole.

Le maire Bernard Ferret affirme que Sandra Vicente avait perdu son père à l’adolescence. Elle “avait un caractère de battante, elle était souriante, très investie”, se souvient le maire de Sénouillac. “Elle était d’un grand courage, reprend Marie-Christine Verdier-Jouclas. Elle avait du caractère, avait des idées bien arrêtées. Les échanges avec elle étaient toujours riches. C’était quelqu’un qui était dans l’ouverture”, relate la députée.

  • Ses chiens

L’adjointe au maire possédait deux chiens, deux Rottweillers : c’est vers eux que se tourne désormais l’enquête. Le compagnon de Sandra Vicente a déclaré aux gendarmes sur place que les deux chiens avaient du sang sur la gueule.

A lire aussi : Tarn : Sandra Vicente, maire-adjointe de Sénouillac, a-t-elle été tuée par ses propres chiens ?

Des prélèvements ont été opérés par un vétérinaire sur place mardi soir. Selon Bernard Ferret, la victime les possédait depuis au moins cinq ans.

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