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Université de Bouaké : affrontements entre policiers et étudiants, les raisons


Des violents affrontements entre éléments de la police nationale et les étudiants de l’université Alassane Ouattara de Bouaké ont éclaté. 

« Nous avons attiré l’attention de nos autorités, c’est à dire le ministère de l’éducation nationale, et de l’enseignement supérieur sur nos conditions déplorables d’étude. Au niveau des grandes écoles nous avons adressé un préavis de grève mais il n’y a pas eu de réaction. Pour nous les étudiants de grandes écoles qui sont à Bouaké, même pour les fiches de soutenance de BTS, on est obligé d’aller à Abidjan. Et pourtant les soutenances de thèses sont faites à Bouaké. Au niveau des lycées et collèges, on a une insuffisance importante en enseignants. Pour une classe de troisième, on n’a pas de Professeur de maths et d’histoire géographie. Pour une classe de terminale A, il n’y a pas de Professeur de philosophie. Pour une classe de terminale D, il n’y a pas de Professeur de physique et SVT. Les examens sont donc menacés. Nous sommes victimes d’un système que nous arrange pas », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Nous avons demandé une décentralisation des choses pour qu’on ait un centre de soutenance dans le centre du pays. Jusqu’aujourd’hui, rien. On a tout fait pour attirer l’attention de tous même au niveau de la Primature et à la préfecture de Bouaké. On a demandé des audiences à nos ministères de tutelle, rien ».

En dépit de toutes ces revendications, le CEECI a donc décidé de faire barrage à la tenue de ses examens blancs qui seraient certainement un échec pour les élèves et étudiants. Et donc, depuis ce lundi 25 avril 2022, un comité a été mis sur le terrain pour s’assurer de la non tenue de ces examens blancs. Tout s’est relativement bien passé selon notre source. Mais ce mardi 26 avril 2022, les choses ont pris une tournure inattendue à l’en croire. Alors que le suivi de ce comité se poursuivait, précisément à l’école Saint Viateur de Bouaké, dans le dos du stade, les forces de l’ordre ont décidé de les gazer.

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« Nous avons donc replié sur le campus, à notre QG. Peu après des forces de l’ordre sont rentrés dans l’université en passant par la troisième entrée près du camp pénal et qui débouche sur les résidences. Et là nous avions été gazés. Il fallait donc évacuer les filles qui n’ont pas supporté le gaz. Il y a certains étudiants qui ont été blessés. Tout le campus à été pulvérisé pendant au moins trois heures. On a pu évacuer tous les résidents au CHU. Le calme est revenu au campus mais une vingtaine d’étudiants ont été arrêtés également », a-t-il conclu.

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